Témoignages
Karine et Laurent , petits, avec leurs grands parents
Karine et Laurent quelques années plus tard
Que dire de ce Grand-Père, nous qui avons eu la chance de grandir auprès de lui. Aujourd'hui qu'il n'est plus, très égoïstement nous garderons jalousement nos souvenirs pour nous.
Son départ, nous place néanmoins dans la souffrance de son absence. Mais il nous aura montré le chemin, aux côtés de notre Grand-Mère, de cultiver cette approche humaniste et optimiste de la vie et continuer de sourire à ses cadeaux.
Karine et Laurent
Aînés des quatre Petits-enfants, nous avons baigné dans cette atmosphère d'artiste tout à fait naturelle à nos yeux. Petite griserie pourtant, cette drôle d'impression d'être connus de tous lorsqu'il nous emennait avec lui très souvent, et saluait tout le monde très amicalement et en toute simplicité quelque soit l'importance de ses interlocuteurs.
Toujours un mot gentil ou une plaisanterie, il nous a appris la joie de vivre, dans le repect de soi et surtout des autres. La vie dans sa légéreté, et le rejet sans appel de tout ce qui aurait pu nous faire souffrir.
Il est un homme...

Il est un homme que j'admire
Par delà tant d'années déjà
Comment pourrais-je le décrire
Enfance hâlée par son aura

Dans mon regard j'ai ses peintures
Et dans ma tête ses couleurs
Je vois renaître la nature
Et résonner le créateur

Il est un homme immense artiste
J'ai pour modèle sa passion
Dans le tableau la main puriste
Donne à mes vers leur expression

Sa force anime la matière
La toile vit sous le pinceau
Creux et relief, ombre et lumière
Dans l'attitude naît le mot

Il est un homme qui m'inspire
Par son charisme et ses humeurs
Image et rime je respire
Esprit volage du rêveur

Pourrais-je dire en un poème
A ce Grand-père qui est mien
Avec fierté combien je l'aime
Combien j'estime notre lien

Il est un homme que j'adore
Peintre sculpteur de grand chemin
De tout ton être peint encore
Sculpte la vie à pleine main

Karine (décembre 1998)

Mon coeur l'avait dit...

Mon coeur l'a deviné, ta saison se termine
Tes forces diminuent je l'ai lu dans tes yeux
Je sais je pleurerai mais ta vie s'achemine
Sans effort et sans heurt, percevant tes aïeux.

Et comment ignorer les années qui s'écoulent
Comment ne pas les voir pour sourire en été
Et comment oublier ces souvenirs qui croulent
Comment lire les mots quand tu auras été.

Mon coeur l'a murmuré, ton départ est bien proche
Je dois m'y préparer mais je ne m'y résous
Je sais je pleurerai qu'on ne me le reproche
Mais je saurai te voir ton image est partout.

Ta voix résonnera au creux de mon oreille
Ton regard pétillant sera mon horizon
La chaleur de tes mains adoucira mes veilles
La force d'un amour, ultime déraison.

Mon coeur me l'a crié, demain tu m'abandonnes
J'irai hurler ma peine où nul ne l'entendra
Je sais je pleurerai que l'on me le pardonne
Puisque j'aurai perdu le havre de tes bras.

Tu seras désormais mon âme et mon ancêtre
Épris de liberté tu seras dieu des vents
Comme un air caressant parcourant tout mon être
Tu resteras en moi jusqu'à la fin des temps

La vie est un présent, un jour exceptionnel
Mon coeur me l'avait dit: l'Amour est éternel

Karine (Avril 2001)

Extraits de: Friboulet Jef et Karine

Auteur : Karine Friboulet
Éditeur : Nelly Johnson-Éditions NJART®
Illustrations : Oeuvres de Jef Friboulet

http://njart.free.fr/njartLfrib.html

Hommage de Karine à son Grand-Père
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